Le Parc de loisirs de Bouvent à Bourg-en-Bresse

Ouvert le 14 juin 1986, le Parc de loisirs de Bouvent a dépassé, cet été, son quarantième anniversaire. Il a été l’aboutissement de plus de vingt ans de démarches.

Les prémices

Pour les agglomérations d’une certaine importance, une loi du 30 décembre 1967 impose l’élaboration d’un Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (S.D.A.U.) pour déterminer, à long terme, les grandes lignes de leur développement urbain. Pour cela, Bourg-en-Bresse réalise un Livre blanc de 156 pages et le publie au cours du second trimestre 1970. Tous les aspects de la cité sont étudiés et un dernier quart de page est accordé aux loisirs : « Les loisirs n’ont pas eu jusque là une influence véritable sur le développement des villes mais l’urbanisation future devra en tenir compte en raison de l’évolution générale du mode de vie et particulièrement de la réduction du temps de travail ».
L’article succinct se termine ainsi : « En outre, un projet de base de plein air est envisagé sur le territoire des communes de Bourg-en-Bresse et Montagnat (texte en caractères gras). Il consisterait à transformer la zone d’emprunt des graviers de Bouvent à Curtafray, située de part et d’autre de la Reyssouze [1], en plan d’eau et espaces verts sur plusieurs dizaines d’hectares (150 à 200 hectares) ».
C’est dans le cadre de la préparation de ce S.D.A.U. qu’une étude préliminaire, Aménagement de plans d’eau à Bouvent, est réalisée [2].

Le projet d’aménagement du site : 1 - L’entrée actuelle de Bouvent ; 2 - La route de Bourg à Montagnat ; 3 - L’étang de pêche (indépendant) ; 4 - La base nautique de la voile ; 5 - La base du motonautisme.
Un autre projet, de 1968, qui ne concerne que le secteur entre la route de Montagnat à celle de Ceyzériat.

Il est à remarquer que la carte indique Bouvant mais tous les documents administratifs écrivent Bouvent, que deux plans d’eau sont prévus : un étang de pêche et une vaste étendue allant de Curtafray (au nord) à Noirefontaine (au sud). Une vaste zone pavillonnaire et un terrain de camping-caravaning sont également envisagés. Par contre, aucune zone de baignade n’est prévue, la ville ayant un bassin de natation depuis 1964.

De nombreux documents anciens, comme cette carte postale bucolique, indiquent le Bois de Bouvent.

Ce projet est présenté au public sur le stand de la Ville de Bourg-en-Bresse lors de la Foire-Exposition de 1970. Il s’inscrit à la fin de la période des Trente Glorieuses, une époque de forte croissance économique, du développement des loisirs et d’une motorisation généralisée. Les ʺévènements de mai 1968ʺ viennent de ʺsecouerʺ la vie sociale française.

La Future zone de loisirs de Bouvent (X) présentée sur le stand de la Ville de Bourg-en-Bresse en 1970.

Une période d’attente

Après diverses réunions de travail avec les services, le Conseil municipal du 26 octobre 1970 confie à la Société d’Équipement du Département de l’Ain (S.E.D.A.) « l’élaboration des études du projet de base de plein air et de loisirs de Bouvent et la mission d’engager les procédures foncières et administratives ». Cette décision reçoit l’approbation préfectorale le 22 février 1971. Ensuite, au cours de l’année 1973, des demandes de permis de construire sur le secteur, de la part de particuliers, conduit la Ville à préciser ses intentions et le périmètre de la zone de loisirs, pour préserver l’avenir. Un ensemble hôtelier d’environ cent chambres s’est ajouté au projet global, qui est déclaré d’utilité publique par l’arrêté préfectoral du 17 juillet 1974.
Réaliser des plans d’eau suppose le creusement du site et le sous-sol de Bouvent contient une importante couche de gravier. L’exploitation de ce gisement serait une possibilité. Comment ? Par quelle entreprise ? Ces questions n’ont pas de réponses. Le site de Montrevel-en-Bresse, à vingt kilomètres au nord, pourrait servir d’exemple mais l’extraction des graviers y est ancienne et sur une vaste étendue. Et les terrains alors recouverts d’eau, après l’exploitation, ont pu être acquis par le District de Montrevel pour l’aménagement de la base nautique.
Il n’en est pas ainsi à Bouvent où le site est utilisé, depuis 1963, pour Bourg-en-Bresse et les communes de Péronnas et Saint-Denis-lès-Bourg, pour entreposer des ordures ménagères. Au fil du temps, celles-ci s’accumulent et créent des nuisances olfactives, ou autres, au point de nuire à l’image de Bouvent. Si le site est aménagé en zone de loisirs, il faudra trouver une solution pour ces dépôts même si une usine d’incinération traite désormais une partie des ordures ménagères jusqu’en 1970). Plusieurs dossiers de la ville sont donc imbriqués.

Une "image" de Bouvent qui a marqué de nombreux burgiens.

En attendant, toujours dans le domaine des loisirs, la ville aménage la forêt de Seillon, un lieu fort fréquenté par le public. En liaison avec l’Office national des forêts (O.N.F.), cette démarche aboutit à la création du Circuit rustique d’activités physiques aménagé (C.R.A.P.A.) en 1981. Ce n’est pas la municipalité qui a lancé le projet qui inaugure cette réalisation.

La relance du projet

Entre temps, les élections municipales de mars 1977 ont modifié l’orientation politique de la ville qui passe de la ʺdroiteʺ à la ʺgaucheʺ ; Louis Robin succédant à Paul Barberot comme maire. L’équipe sortante a achoppé sur le projet d’une ʺpetite percéeʺ qui aurait traversé et détruit une partie du cœur historique de la ville [3].
Pour autant, Bouvent n’est pas ʺenterréʺ et la commission municipale d’urbanisme du 15 septembre 1977 décide la « remise en route du dossier » pour que la zone de loisirs soit incluse dans le futur Plan d’occupation des sols (P.O.S.).

Une crue de la Reyssouze entre Bouvent et Curtafray.

Comment creuser le ou les lacs de Bouvent ? Comment financer cette opération ? Fortuitement, un élément s’est déjà invité dans le début public : l’autoroute de Mâcon à Genève. Au-delà du tracé, il faudra beaucoup de matériaux pour la construire et l’exploitation de carrières dans le Revermont créerait de fortes nuisances. Pourquoi ne pas utiliser le gravier du sous-sol de Bouvent ?
C’est une possibilité fortement défendue par le maire Louis Robin même s’il faudra régler le problème de la décharge d’ordures ménagères.

L’opportunité de l’autoroute

L’idée d’utiliser les graviers de Bouvent pour la construction de l’autoroute s’impose peu à peu. Des sondages sont alors effectués pour évaluer l’importance du gisement. Ils sont complétés par ceux, « à la tarière », de la société SCETAUROUTE qui en fait le compte rendu le 24 octobre 1979, à la municipalité et aux chefs de services. « Il ressort des reconnaissances que la seule zone d’emprunt, qui soit rentable et utilisable pour l’autoroute, porte sur une lentille, de 750 mètres de long sur 150 mètres de large à sa partie la plus importante, et située à cheval sur la route C.D. 23 [chemin départemental ; route de Bourg à Montagnat] à l’aplomb des terrains appartenant à la ville de Bourg.
Cette zone comporte des matériaux qui ont une épaisseur variable de l’ordre de 4 à 5 mètres maximum. La nappe se situe à environ à trois mètres de profondeur. (…) Dans la boucle de la Reyssouze, il existe encore une couche de l’ordre d’un mètre d’épaisseur, de mêmes matériaux, mais inutilisables par les moyens mis en œuvre pour la construction de l’autoroute
 ».
L’extraction se ferait sur douze hectares et fournirait de 350 à 400 000 mètres cubes de matériaux. En définitive, « la question est de savoir si cette superficie, faible, peut être augmentée pour la zone de loisirs, dans des conditions à définir sur l’exploitation des terrains, le déboisement, le déplacement de la décharge, le détournement du C.D. 23 ».
Après la réunion, SCETAUROUTE constate que « la municipalité de Bourg est surprise de l’exiguïté de la zone favorable car elle envisageait, au départ, une zone de loisirs d’une centaine d’hectares environ ».
À défaut d’une vaste zone, la Ville revoit ses ambitions à la baisse et accepte d’aménager le site de Bouvent selon les opportunités du moment, avec un lac de 23 hectares. Les concertations sont multipliées, notamment avec la société d’autoroute qui accepte de prendre en charge la déviation du C.D. 23 et la couverture, par de la terre, de l’amas d’immondices. Les ultimes terrains nécessaires sont acquis au début de l’année 1982 et les négociations sont lancées auprès des communes riveraines pour le détournement du C.D. 23.
Quant aux ordures ménagères, entreposées à Péronnas durant une période, elles seront désormais enfouies à La Tienne, à Viriat, au nord de Bourg-en-Bresse, à partir de mai 1984. À Bouvent, définitivement fermé, la mise en place d’une clôture par les services municipaux provoque une manifestation hostile des ʺrécupérateursʺ, qui étaient habitués à venir chercher des objets à revendre. La police doit intervenir [4].

La réalisation de Bouvent

Après l’enquête préalable à la Déclaration d’utilité publique, Le Progrès du 27 juillet 1982 présente sommairement le projet qui « devrait voir le jour d’ici 4 à 5 ans : vingt-trois hectares de lac. Entourés d’aires de jeux, de bois et d’herbages. Avec un chemin en bordure de la rivière qui conduira au centre-ville. (…) Cette importante superficie, créée dans le trou des gravières, permettra d’implanter une zone de baignade, un centre nautique avec initiation et un coin de pêche ».
Le projet d’aménagement est confié à J.V. Berlottier, architecte urbaniste à Paris qui ajoute : « La partie ouest sera réservée à la baignade car elle partira en pente douce. L’est, plus accidenté, sera orientée vers la pêche. Pour l’instant, compte tenu des délais de réalisation assez longs, tout n’est pas défini. Mais on peut déjà affirmer qu’il sera adapté au site et respectera le milieu naturel. Et pourquoi ne pas avoir un troupeau de moutons en guise de tondeuse à gazon ? ». En outre, le plan d’eau pourrait réguler les crues de la Reyssouze et le terrain de camping, « faire de Bourg une ville prisée par les touristes ».
Peu après cette présentation à la presse, le député-maire de Bourg-en-Bresse écrit au préfet le 4 août 1982 : « l’aménagement de la ʺZone de loisirs de Bouventʺ va entrer dans sa phase opérationnelle. (…) La réalisation de cet espace de loisirs, dont les retombées économiques se feront sentir bien au-delà de la seule agglomération de Bourg-en-Bresse, permettra de régulariser le cours de la Reyssouze au bénéfice de toutes les communes riveraines, de prélever le gravier nécessaire à la construction d’une partie de l’autoroute A 40, sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir des carrières en des endroits où leur présence s’avèrerait dommageable et dont le recyclage serait difficile ».
Il s’agit alors d’avancer des arguments pour rechercher divers financements auprès « des différentes administrations et établissements publics de l’État » et faire face à une dépense totale estimée à 34 millions de francs (valeur de 1982).
Parallèlement, la Ville négocie, au mieux, auprès de la Société d’autoroute Paris Rhin Rhône (S.A.P.R.R.) et l’accord (1,63 franc le mètre cube de gravier extrait), représente une ressource financière intéressante pour la Ville. La S.A.P.R.R. se chargera aussi des terrassements et aménagements en vue de la réalisation de la zone de loisirs. En définitive, environ 700 000 mètres cubes de gravier sont extraits de Bouvent, à partir de 1983, dans des conditions techniques et des règles préalablement définies. Ensuite, « le modelé final de l’opération sera obtenu par la répartition des terres de découverte qui aboutira à une continuité de pentes douces depuis l’entrée de la zone du lac jusqu’au sommet de la décharge qui sera alors couverte d’une épaisseur d’un à quatre mètres de terre ».

La couverture d’un livret, de petit format, présentant le projet de l’autoroute, qui contournera la ville, et celui de l’aménagement de Bouvent.
Le début de l’extraction des graviers de Bouvent, en 1983. Photographie Jean Serrière.
Une vue aérienne du site de Bouvent en février 1984 - Photographie Jean Serrière.
La zone de traitement des graviers de Bouvent pour retirer l’argile qui les enveloppe. Photographie Jean Serrière.
Les graviers sont accumulés avant d’être transporter sur le chantier de l’autoroute. Photographie Jean Serrière.
Les graviers de Bouvent. Photographie Jean Serrière.

D’une "Zone" à un "Parc urbain"

Le contournement autoroutier de Bourg, entre Attignat et Tossiat, un tronçon de 21,4 kilomètres, est inauguré le 22 juin 1985. L’extraction des graviers de Bouvent cesse et la Ville réfléchit, à partir de l’automne 1985, à la mise à disposition du site au public.
« Dès l’été 1986, une partie de la Zone de loisirs de Bouvent sera mise à la disposition des Burgiens. Il s’agira, en fait, d’un Parc urbain, c’est pourquoi il faut retenir l’expression PARC au lieu de ZONE.
Au-delà de la simple gestion, il faut faire des choix en matière d’organisation des services municipaux, de relations avec les associations et même de définition d’une politique du temps libre sur Bourg-en-Bresse [5]. La gratuité d’accès et d’utilisation du Parc n’est pas la règle générale, d’une part pour ne pas grever trop lourdement le budget communal, d’autre part parce que le paiement est un moyen d’inciter les utilisateurs à respecter l’équipement mis à leur disposition. Le Parc est conçu comme un élément d’attraction de Bourg. Il aura, en fin de réalisation, une vocation économique et touristique
 ».
Telle est la note de synthèse de neuf pages, rédigée le 15 septembre 1985, par le Secrétariat général de la mairie pour définir le futur fonctionnement du Parc de loisirs de Bouvent [6].
Les orientations sont désormais fixées. Les travaux d’aménagement se poursuivent à Bouvent et, pour cela, la Ville obtient en janvier 1986, entre autres aides, une subvention de cinq cents mille francs de la part de la Région.
Dès mars 1986, plus d’une tonne de poissons est déversée dans le lac artificiel (500 kg de gardons, 320 kg de tanches, 80 kg de brochets et 140 kg de carpes) qui vont composer la faune du plan d’eau. De quoi réjouir les pêcheurs ! L’alevinage s’est déroulé sous l’œil attentif du maire-adjoint aux sports, d’un médecin du bureau d’hygiène, d’un technicien des services vétérinaires et des représentants des associations de pêcheurs. Après cette opération, l’Institut d’écologie de Lyon procédera à diverses analyses. En effet, le plan d’eau n’étant pas vidangeable, des précautions sanitaires sont indispensables. Un second alevinage a lieu après les analyses rassurantes, dans le courant du printemps.

L’impatience du public

Les curieux ont suivi l’évolution des travaux puis des aménagements, notamment de cette plage de sable qui s’incline jusqu’à l’eau. Elle est si tentante que des personnes ne résistent pas et se baignent. Pour éviter tout incident fâcheux, à plus d’un titre, la municipalité décide d’avancer l’ouverture et de mettre en place la surveillance de la baignade par des maîtres-nageurs sauveteurs, sous l’égide de l’Office municipal des sports. Aussi le Parc de loisirs de Bouvent ouvre-t-il dès le 14 juin 1986.

Le public burgien était impatient de bénéficier d’un nouveau plan d’eau. La gratuité est accordée jusqu’au 28 juin 1986.
Bouvent est adopté mais les Burgiens ne délaissent pas le Centre nautique qui reste le lieu le plus fréquenté.

Des baigneurs détectent des odeurs de vase. Le responsable du site, Guy Bressan, se veut rassurant car les "odeurs" ne peuvent venir de la vase, le lac ayant été dragué. Ce serait plutôt à cause de l’empoissonnement et des algues qu’on a laissé se développer pour constituer des frayères pour les poissons. L’eau a été abaissée de trente à quarante centimètres et ces "herbes" se décomposent sur les rives. Certains pensent toujours à la décharge et au risque de pollution de l’eau. Les analyses, régulièrement effectuées à Lyon ou au Centre hospitalier, indiquent une « eau de très bonne qualité ». Ces désagréments cesseront lorsque l’aménagement des berges avec du gravier sera terminé [7] ».

L’inauguration

L’inauguration de Bouvent se fait la veille, et dans le cadre, de la fête nationale. En présence de nombreuses personnalités, le traditionnel ruban est coupé puis les discours sont prononcés dans le Parc des expositions tout proche. Là, le maire Jean Moreteau rappelle que Bourg manquait de point d’eau et que « l’acte d’indiscipline de son prédécesseur Louis Robin qui avait, sans autorisation, ordonné que l’on creusât à cet endroit de Bourg à la recherche du gravier et qui, preuve de la qualité de ce gravier en main, alerta la S.A.P.R.R. pour que l’exploitation de matériaux pour l’autoroute se fasse ici. Un gravier qui rapporta près de 1,5 million de francs à la ville. Certes, cette base est inachevée, il reste beaucoup à faire mais cette ouverture, dès cette année, satisfera un nombreux public ».
Amusé par ce cérémonial habituel, le journaliste Antoine Rousset termine ainsi son reportage de cette première partie de la journée : « Le préfet, M. Guizard, se réjouit de voir d’aussi belles retombées écologiques à partir de la réalisation d’un grand équipement autoroutier. "Ceci grâce à la collaboration efficace entre les différents acteurs de la vie locale, preuve du bon usage des compétences de chaque partenaire."
Le préfet releva que, dans ce projet arrivé à son terme, c’était "joindre l’utile à l’agréable" et que cette réalisation à taille humaine était un "facteur supplémentaire d’équilibre et d’ouverture". Il partit, comme à son habitude, dans une longue tirade poétique, où quelques grands écrivains se croisaient au passage pour dire toute la chance que l’on a d’habiter dans ces pays d’Ain où l’on a tout, à portée des yeux, de la main et du doigt de pied. Même une base de loisirs à Bouvent [8]
 ».
Après le banquet, le second temps de l’inauguration se déroule à Bouvent à 15h30 où, pour faire taire les mauvaises rumeurs, le maire et le responsable se jettent à l’eau pour quatre cents mètres de nage. Durant les premiers cinquante mètres, ils sont accompagnés par les licenciés du Club de natation de Bourg qui, ensuite, filent à leur allure. À l’arrivée, « à son allure », le maire reçoit son Brevet des mains du président du club, Jean-Louis Fargeot.
La nuit tombée voit le troisième temps de l’inauguration : le feu d’artifice sur le lac et le traditionnel bal populaire du 14 juillet. Le spectacle pyrotechnique ne convainc pas beaucoup : « Il n’avait rien de palpitant. Joli mais sans plus, bruyant mais sans plus [9] ». En tirant des enseignements de ces approximations, on fera mieux à l’avenir.
Voilà ! Bouvent est lancé ! Pour la soirée, la foule a été estimée à dix mille spectateurs et cela a engendré un cafouillage à la sortie du parking. Le lendemain, ils sont deux mille.
L’été se poursuit agréablement jusqu’au 18 août où le brutal changement de temps provoque une sérieuse baisse de la fréquentation de Bouvent. Pour l’ensemble de cette première année, elle a été d’environ vingt mille entrées. Burgiens et Bressans ont adopté le Parc de loisirs de Bouvent. La suite l’a confirmé et les aménagements ont été poursuivis pour offrir davantage de possibilités aux utilisateurs qui fréquentent le site en toutes saisons.

Viste du Bouvent par les élus, en 1987, sous la conduite du maire Jean Moreteau (au centre). Photographie Jean Serrière.

Des vues de Bouvent

750 kg de poissons sont lâchés en décembre 1992 lors de l’alevinage annuel, sous l’œil du responsable du site, Guy Bressan (X). Photographie Jean Serrière.
Un plongeur employé à faucher les algues, en 1994. Photographie Jean Serrière.
Vue aérienne générale de Bouvent en juin 1992. Photographie Jean Serrière.
Vue aérienne, plus rapprochée, toujours en juin 1992. Photographie Jean Serrière.
En 1988, au départ du Conseil régional, des sculptures destinées au Parc des loisirs de Bouvent et du Parc des Baudières à Bourg-en-Bresse. Photographies A.P.P.G. de Lyon.
L’affiche des dix ans de Bouvent.
La foule à Bouvent pour le 14 juillet 1996. Photographie Jean Serrière.
L’inauguration de la liaison verte reliant le centre-ville de Bourg-en-Bresse, le 7 septembre 1998, sous la conduite du maire André Godin (X). Photographie Serge Buathier.
Du givre à Bouvent en février 1998. Photographie Serge Buathier.
Bouvent sous la neige en janvier 1999. Photographie Serge Buathier.

Claude et Geneviève Brichon. Rémi Riche

Septembre 2026

Note complémentaire

Bouvent est aussi le patronyme d’une famille illustre, dont le nom s’écrivait aussi "Bouvens", peut-être originaire de la région d’Oyonnax.
Pour en savoir plus : lire l’article, Bouvent avant Bouvent, d’Émile Bocquillod dans Voix de l’Ain du 29 août 1986.
Sources :
Archives municipales de Bourg-en-Bresse (A.M. Bourg). Dossiers 412 W 28 ; 528 W 1 et 2.
Bulletins municipaux. Presse locale.

[1En réalité, de part et d’autre de la route de Bourg à Montagnat.

[2A.M. Bourg-en-Bresse. 528 W 1.

[3Une opposition patrimoniale s’est mobilisée autour de ce projet et a réussi à porter l’affaire à la télévision nationale, dans l’émission La France défigurée.

[4Le Progrès du 15 mai 1984. La Tienne est alors prévue pour fonctionner trente ans.

[5Une référence au Ministère du Temps libre qui a existé dans les gouvernements de Pierre Mauroy, de mai 1981 à mars 1983. Il en demeure les Chèques Vacances.

[6A.M. Bourg-en-Bresse. 412W28.

[7Le Progrès des 1er et 3 juillet 1986.

[8Le Progrès du 14 juillet 1986.

[9Voix de l’Ain du 18 juillet 1986.

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