Les prisonniers de guerre, de l’Ain, en 39-45, une étude complète (2e partie)
Deux années se sont écoulées et la captivité se poursuit en Allemagne pour la plupart des prisonniers. L’Ain a connu moins de libérations anticipées que l’ensemble du pays.
Comme le développement de ce sujet exigeant est fort long, il est divisé en deux chroniques et quatre chapitres :
Première partie :
- Chapitre 1 : Des soldats pris dans la nasse
- Chapitre 2 : Le temps de la captivité
À lire par ce lien : Les prisonniers de guerre de l’Ain, en 1939-1945, une étude complète (1ère partie)
Deuxième partie : - Chapitre 3 : Des vents contraires
- Chapitre 4 : Les chemins du retour
CHAPITRE 3 : DES VENTS CONTRAIRES
Pierre Laval, chef du gouvernement
Le retour de Pierre Laval au pouvoir, le 18 avril 1942, marque une accentuation de la collaboration avec l’Allemagne nazie dont il souhaite la victoire pour faire front au communisme. Dans un premier temps, et vis-à-vis des prisonniers, il augmente sensiblement l’aide à leurs familles.
Néanmoins, « les prisonniers deviennent un prétexte, un alibi à la collaboration active de Laval [1] » et les prisonniers sont l’une des formes de la main-d’œuvre au service de l’Allemagne. Aussi, le 22 juin 1942, à la radio, annonce-t-il la Relève : le retour d’un prisonnier contre le départ de trois travailleurs. « Depuis que l’Allemagne fait la guerre aux Soviets (...), [elle] a un besoin urgent de main-d’œuvre. Dans cette situation, un nouvel espoir se lève pour nos prisonniers. Je sais que ce n’est jamais en vain qu’on fait appel à la raison et à la générosité des ouvriers de France ».
Au lendemain de son discours, il crée le Centre d’information du travail français en Allemagne et il sollicite la presse écrite et parlée pour relayer son discours. Ainsi, le Courrier de l’Ain publie-t-il une rubrique régulière, la main-d’œuvre française en Allemagne. De nombreuses brochures de propagande sont éditées et un Train-Exposition sillonne la France [2].
Envoyer des ouvriers français en Allemagne pour favoriser le retour d’agriculteurs prisonniers, tel a été le pari de Laval ! Cet appel ne reçoit guère d’échos. Alors, Laval poursuit son action collaborationniste jusqu’à la loi du 4 septembre 1942, « relative à l’utilisation et à l’orientation de la main-d’œuvre », qui permet de contraindre des ouvriers désignés à aller travailler en Allemagne.
Parallèlement, il veille tant à la moralité des femmes de prisonniers que tout un réseau informel de surveillance se met en place. Chacun scrute le comportement de ces épouses qui doivent être irréprochables. Leur adultère est plus sévèrement puni mais la loi du 23 décembre 1942 décide que c’est l’amant qui doit être puni.
Toujours plus, en 1943
Le cours de la guerre mondiale s’est modifié à la suite du débarquement des Alliés en Afrique du Nord le 8 novembre 1942 et de la victoire des Russes à Stalingrad le 2 février 1943. Pour remplacer les hommes envoyés sur le front, l’Allemagne exige toujours plus de main-d’œuvre. Alors, le 16 février 1943, Laval promulgue unilatéralement la loi sur le Service du travail obligatoire, le S.T.O. [3]. En réaction à cette loi qu’ils refusent, une partie des "défaillants" choisissent de rejoindre les camps du "Maquis", bientôt organisés par la Résistance.
Laval poursuit son œuvre de collaboration et tente de négocier quelques compensations pour les prisonniers, comme la possibilité de devenir des travailleurs libres, avec un salaire équivalent à celui des Allemands et la possibilité de bénéficier de permissions. Les autorités allemandes sont plutôt favorables à cette mesure pour obtenir de meilleurs rendements. Ces "nouveaux ouvriersʺ perdent la protection de la Convention de Genève et ils sont alors involontairement placés sous le contrôle de la police allemande, un danger pour les Juifs que la Mission Scapini a toujours refusé d’identifier.
À propos des permissions, le premier convoi de bénéficiaires arrive le 24 avril 1943 à Compiègne (Oise), plaque tournante du dispositif où le retour est fixé le 9 mai. Aucun prisonnier de l’Ain n’est dans ce premier contingent mais, selon un récapitulatif du 14 septembre 1943, ils sont 22 à arriver entre le 29 juillet et le 4 août 1943. Les maires des communes de leurs résidences ont été informés et invités à s’assurer du bon retour des permissionnaires. Ceux-ci acceptent le retour en Allemagne sauf trois, hospitalisés respectivement à Bourg, Mâcon et Nantua [4].
Peu après, les Allemands deviennent plus réticents face à ce dispositif car des permissionnaires ne rentrent pas dans leurs camps.
Deux mille prisonniers libérés
Conscient de « la situation quelquefois très pénible créée dans certaines familles par le départ des travailleurs pour l’Allemagne [Laval a été] amené à demander au gouvernement allemand la libération d’un certain nombre de prisonniers. Le chiffre de 2 000 a été adopté ». Aussitôt, le 5 juillet 1943, il écrit aux préfets pour recenser « des cas particulièrement dignes d’intérêt ».
Il est à noter que, dans son introduction, Laval considère les prisonniers comme des "travailleurs" et que deux mille libérations représentent fort peu face à la masse des prisonniers encore en Allemagne.
Après la consultation de divers services (Maison du prisonnier, services agricoles, préfecture), une liste de vingt-cinq prisonniers, représentant les « cas les plus douloureux, par ordre d’urgence », est établie et transmise au gouvernement, bien que le département de l’Ain n’espère raisonnablement que « 10 libérations ». Aucun bilan ne figure dans le dossier des Archives [5] mais, d’après les fiches de retour des prisonniers, seuls quatre ou cinq des "désignés" sont rentrés par anticipation.
Malgré les règles strictes pour obtenir une libération, certains formulent des demandes exceptionnelles. Aucune n’aboutit, même pas celle d’un cheminot ambarrois après avoir « sauvé d’un accident grave un officier allemand et un haut fonctionnaire des chemins de fer allemands », en juin 1943 en gare de Culoz. Il a tenté d’échanger « un voyage d’une dizaine de jours en Allemagne qui lui a été offert à titre de récompense » contre la libération de son fils, prisonnier. Ou celle de deux hommes de l’Abergement-de-Varey (près de Jujurieux) en faveur d’un voisin, après avoir « aidé les autorités allemandes à retrouver des armes parachutées par l’aviation ennemie » en mars 1944 [6]. Leurs besoins de main-d’œuvre rendent les Allemands intraitables.
Le temps long
Les mois succèdent aux mois et la durée de la captivité paraît bien longue aux prisonniers. Ils ʺtiennentʺ grâce aux courriers et aux colis de leurs familles et à l’entraide entre eux dans les camps. Quelques-uns sont changés de Kommando voire de Stalag. Même si leurs familles ne peuvent les renseigner, ils apprennent l’évolution de la situation internationale par les hommes venus de France, par la Relève ou le S.T.O..
Ils savent que les Allemands ont été vaincus à Stalingrad et qu’ils sont repoussés de Russie. Les difficultés des Allemands se répercutent sur la vie quotidienne des prisonniers et les libérations se font de plus en plus rares. La rumeur d’un débarquement à l’ouest court depuis longtemps et les Alliés débarquent en effet sur les côtes normandes le 6 juin 1944, au moment où les prisonniers comptent déjà quatre ans de captivité.
Les Alliés progressent d’abord lentement en France puis le mouvement s’amplifie, durant un temps, après le second débarquement, en Provence le 15 août 1944. Bourg-en-Bresse et l’Ain sont libérés le 4 septembre 1944. La situation est paradoxale car, alors, le département compte autant de prisonniers en Allemagne que de prisonniers allemands sur son territoire. Tous souffrent du manque de nourriture et de vêtements, de l’éloignement et du sentiment d’être les jouets d’un conflit qui n’est pas le leur. Encore sont-ils heureux d’en être sortis vivants !
Dans les espaces libérés, la vie reprend peu à peu ses droits et chacun espère la fin du conflit pour voir le retour des prisonniers. Ils ne sont pas oubliés et les actions se poursuivent pour alimenter le Livret du prisonnier et offrir un pécule aux captifs à leur retour. Les prisonniers ignorent ces dispositions car les combats perturbent fortement les courriers.
Jusqu’à l’épuisement
La guerre continue. Paris est libéré le 25 août 1944, Strasbourg seulement le 23 novembre 1944, car les Allemands résistent fortement jusqu’à l’épuisement, jusqu’à la chute de Berlin, leur capitale. L’armistice n’est signé que le 8 mai 1945, onze mois après le débarquement de Normandie.
Sur le front de l’est, les détenus de tous pays sont réquisitionnés pour creuser des tranchées antichars. Toute désobéissance à cet ordre est sévèrement punie. L’arrivée des Russes effraie : les Allemands redoutent les représailles ; les prisonniers d’être libérés loin de leur pays. Tous reculent, souvent dans le désordre. Les civils allemands, surtout les femmes, paniquent à l’approche des soldats russes. Être délivrés ou occupés par les Américains serait un moindre mal.
À l’ouest, lorsque des camps non déplacés sont subitement libérés, le ressentiment des prisonniers envers les Allemands, voire la haine, s’exprime quelques fois par des actes violents où la gent féminine est d’abord visée. Il n’y a pas de guerre "propre" !
Les prisonniers ne sont de retour dans l’Ain qu’à partir du mois de mars 1945. La plupart auront vécu cinq années de captivité et, pour certains, deux années de plus, celles antérieures du service militaire [7].
CHAPITRE 4 : LES CHEMINS DU RETOUR
Prévoir l’accueil des rapatriés
Comme les autres ʺdétenusʺ, les captifs sont libérés par les troupes qui prennent possession du territoire allemand, de part et d’autre de Berlin. Entre leur libération et l’arrivée au pays, l’attente est encore longue pour les prisonniers sur le front est. Là, chaque homme a été face à son destin et, au sein d’un même ʺKommandoʺ, tous n’adoptent pas la même démarche. Chacun respecte le choix des camarades, tant l’avenir est imprévisible. Le cœur déchiré, quelques-uns abandonnent une amie proche, voire un amour, en espérant que peut-être des retrouvailles seront possibles lorsque la paix sera revenue.
Au début de l’année 1945, la préfecture de l’Ain anticipe l’arrivée des hommes détenus en Allemagne. D’une part, « des équipes formées par la Croix-Rouge ont été constituées en vue de l’accueil des prisonniers et, d’autre part, des ʺMissions de rapatriementʺ, composées d’anciens prisonniers de guerre vont être mises en place dans le but de préparer et d’aménager les conditions de retour de leurs camarades. Le ʺLivret du prisonnierʺ, qui était autrefois entre les mains de la Légion, dépend actuellement de la ʺMaison du prisonnierʺ qui s’efforce, depuis la Libération, de réunir, pour cette œuvre, des sommes de plus en plus importantes, de manière à augmenter dans de notables proportions le pécule dérisoire de 157 francs, qui se trouvait inscrit sur chaque livret lorsqu’elle a pris l’affaire en main [8] ».
Les premiers arrivants, en 1945
À leur arrivée d’Allemagne, les rapatriés – prisonniers, S.T.O., déportés politiques ou travailleurs volontaires – se présentent à la Maison du prisonnier à Bourg-en-Bresse où des fiches individuelles sont rédigées. Les premiers bilans sont établis pour la préfecture : 10 prisonniers arrivés le 15 mars et 66 retours pendant la première quinzaine d’avril. Du 15 avril au 15 mai sont enregistrés 1 031 prisonniers, 52 déportés politiques et 235 déportés du travail (total à revoir).
Le 23 mai 1945, la préfecture écrit « À Bourg, le ʺCentre d’accueil de Terminusʺ a ouvert ses portes et permet de recevoir, dans un cadre attrayant, les prisonniers et déportés qui arrivent de plus en plus nombreux chaque jour (première quinzaine de mai : 603 prisonniers, 51 déportés politiques, 160 déportés du travail). Cet hôtel peut recevoir chaque jour 125 personnes environ ; ce qui paraît être suffisant. Les rapatriés, non domiciliés à Bourg, sont groupés par trois ou quatre et dirigés par trains, cars ou même par des voitures spécialement réquisitionnées, vers leur localité d’origine.
Les rapatriés sont en général très touchés des marques d’attention affectueuse dont ils sont l’objet et apprécient particulièrement le soin avec lequel a été organisé le service des transports qui a pour effet de réduire leur attente à Bourg et leur éviter tout souci.
Les familles de prisonniers ou déportés, qui sont encore sans nouvelles des leurs, sont de plus en plus inquiètes. La lecture des journaux n’est pas rassurante pour eux et, dans certaines petites communes, la haine des Allemands s’active de plus en plus [9] ».
Pendant l’été 1945
Deux mois plus tard, « le nombre de rapatriements, enregistrés pendant la période qui s’étend entre le 15 juin et le 15 juillet 1945, se répartit de la façon suivante : 495 prisonniers de guerre, 74 déportés politiques et 415 déportés du travail. Le chiffre global des retours, dans le département, à la date du 1er juillet, est donc de 4 652 prisonniers de guerre, 404 déportés politiques et 1 742 déportés du travail.
Des difficultés sérieuses ont été rencontrées pour habiller ces rapatriés, car le vestiaire départemental était très pauvre et il n’existe, sur le territoire du département, aucune fabrique ou manufacture susceptible de l’alimenter. Toutefois, grâce aux réquisitions et à l’appoint apporté par certains vestiaires de départements voisins, de nombreux articles ont pu être mis à la disposition des rapatriés ; ainsi s’est trouvé calmé le mécontentement de ceux qui admettaient difficilement que, dans le Rhône, 65 % des ʺrentrantsʺ eussent été habillés immédiatement et gratuitement, alors que dans l’Ain, ils devaient attendre l’aide des vestiaires voisins plus favorisés. (…)
Cependant, le silence absolu, gardé par les prisonniers ou déportés non encore rentrés, constitue pour les familles un grave sujet d’inquiétude [10].
Les rapports suivants indiquent d’autres retours, 257 prisonniers de plus le 15 août, 62 le 15 novembre ou encore 47 le 15 décembre ; pour un total de 5 018 prisonniers de retour en 1945. Une récapitulation générale n’apparaît pas dans les dossiers des Archives départementales.
Le décompte des fiches
Pour cette chronique, quatre-vingts ans après les retours, toutes les fiches archivées [11] ont été dépouillées une à une. Pour ce décompte, nous n’avons retenu que les fiches identifiées P.G. (prisonniers de guerre) et portant le numéro d’un Stalag ou Oflag.
Ce tableau appelle plusieurs remarques. Le nombre de retours en 1945 (5 108) est assez proche des indications (incomplètes) portées dans les rapports du préfet (5 018). Le nombre total de prisonniers (6 323), plus important que les relevés de 1940 (6 162), peut s’expliquer par les célibataires qui, partis travailler à l’extérieur du département avant-guerre, reviennent d’abord chez leurs parents avant de reprendre une nouvelle vie et de se réinsérer professionnellement dans un pays meurtri, en reconstruction. La surprise est la proportion des retours en 1945 (82,7 %) et donc, le faible nombre de libérations anticipées. Le taux n’est que de 17,3 % pour l’Ain alors que la moyenne nationale est de 38 %. La différence est importante et il est à croire que les ruraux de l’Ain, n’ayant pas de qualifications utiles à des usines en France, étaient plus utiles à l’Allemagne en Allemagne qu’en France. À part les blessés et des anciens combattants de 1914-1918, les libérations anticipées paraissent appartenir davantage au hasard qu’à une logique quelconque. Quelques fiches indiquent que des retours ont été obtenus au titre de la Relève.
Ces résultats sont aussi à rapprocher des prévisions de la Maison du Prisonnier qui, fin mars, attendait encore « 6 000 prisonniers, 950 déportés et 2 500 déportés du travail [12] ».
Par un sondage portant sur plus de 840 fiches [13], les prisonniers sont arrivés majoritairement en mai (45,9 %), puis en juin (29 %), avril (9,9 %), juillet (6,6 %) et août (5 %).
Des parcours de vie
En cinq années de captivité et de guerre, bien des évènements personnels peuvent se produire et quelques-uns se révèlent au retour. Et dans cette période perturbée, ceux qui n’ont pas eu une conduite irréprochable tentent de se fondre dans le lot des rapatriés. Néanmoins, quelques-uns échappent à la vigilance du comité d’accueil. Des "travailleurs volontaires" sont partis en Allemagne plus par opportunisme que par idéologie, le gouvernement de Vichy ayant beaucoup mis en avant les salaires proposés par l’occupant.
Des vies perturbées
Tous les prisonniers ont rêvé de leur retour pour reprendre leur vie d’avant-guerre avec l’épouse et les enfants. Les retrouvailles ont souvent été douloureuses car les enfants ont eu des difficultés à reconnaître leur père dans cet "inconnu" qui arrivait finalement de nulle part, malgré les courriers.
Dans son rapport du 15 août 1945, le préfet écrit : « sur le plan social, il convient de noter que de nombreux foyers de rapatriés subissent une crise très grave au retour de ces derniers, notamment parmi les prisonniers dont l’absence a été la plus longue. En général, l’absent fait preuve de beaucoup de mansuétude et, si la situation n’est pas trop grave, il est souvent prêt à pardonner. Mais, malheureusement, la plupart du temps, c’est la femme qui désire rompre définitivement. Sur 800 rapatriés environ qui ont consulté les services de la "Maison du Prisonnier" à propos des difficultés qu’ils avaient à reprendre une vie normale dans leur intérieur, la plupart font un effort pour que leur foyer ne soit pas brisé et l’on a enregistré jusqu’à présent 117 instances de divorce et 43 désaveux de paternité, 109 plaintes ayant été adressées par ailleurs au Procureur de la République pour adultère. Il serait toutefois désirable, qu’à l’inverse des instructions en vigueur, et compte tenu des tentatives de réconciliation déjà entreprises, ces procédures qui concernent les cas les plus graves soient accélérées au maximum, ceci afin d’éviter que les plaignants ne se fassent justice eux-mêmes [14] ».
Le temps d’après
La société, dans son ensemble, reprend ses activités dans un environnement qui se reconstruit. Tout ne se fait pas dans l’unité car bien des ressentiments perdurent et s’expriment parfois par des lettres anonymes, des attentats contre des personnes soupçonnées d’avoir côtoyé des Allemands ou contre des établissements ayant été fréquentés par des Allemands. La colère va parfois au-delà et, en décembre 1946, un déporté et un prisonnier neutralisent le gardien et lancent quatre grenades dans une baraque abritant des prisonniers allemands, chemin d’Éternaz à Bourg-en-Bresse. Un an plus tôt, un déporté avait abattu trois prisonniers allemands à Brénod, près d’Hauteville.
Cette période troublée perdure mais la plupart des prisonniers reprennent leur place dans la société. Ils sont invités aux diverses commémorations, intègrent les associations du monde combattants et tentent de faire valoir leurs droits. Peu à peu, la guerre s’éloigne des esprits mais les prisonniers n’oublient pas leurs souvenirs même s’ils ne les expriment pas en public ou en famille.
Rémi RICHE
Mai-juin 2025.
Avec la collaboration de Michel Veyret et la participation de Pascal Bertolo, Bernard Brevet, Claude Brichon, Cédric Calland, Marie Diab, Thierry Druguet, Jean-Luc Gaudet, Raymond Gilloz, Jacques Joyard, Gyliane Millet, Françoise Naudin, André Neveu, Michelle Pomathios, Annie Savidan, Denise Turrel.
Personnel d’accueil de la salle de lecture des Archives départementales de l’Ain.
Direction des Musées des Pays de l’Ain.
Deuxième Guerre mondiale : le S.T.O. ou aller travailler en Allemagne
Bibliographie sommaire
AGULHON Maurice. La République, de 1880 à nos jours. Éditions Hachette. 1990.
AMBRIÈRE Francis. Les grandes vacances 1939-1945. Éditions de la Nouvelle France. 1946.
DURAND Yves. La captivité - Histoire des prisonniers de guerre français 1939-1945. Édité par la Fédération nationale des combattants prisonniers de guerre. 1980.
GAYME Évelyne. Prisonniers de guerre. Vivre la captivité de 1940 à nos jours. Éditions Imago. Paris 2019.
LELEU Jean-Luc, PASSERA Françoise et QUELLIEN Jean. La France pendant la Seconde Guerre mondiale. Fayard - Ministère de la Défense. 2010.
1939-1945 Des camps à la liberté - Témoignages des déportés et prisonniers de l’Ain. Archives départementales de l’Ain. 1985.
[1] Évelyne Gayme, voir bibliographie.
[2] Il stationne à Lyon du 22 octobre au 15 novembre 1942.
[3] Voir notre chronique sur ce sujet ; lien à la fin de celle-ci.
[4] A.D. Ain. 1591W9.
[5] A.D. Ain. 719W8.
[6] A.D. Ain. 719W8.
[7] Ceux qui terminaient leur service militaire fin septembre 1939 ont été maintenus sous les drapeaux.
[8] Rapport mensuel du préfet, le 15 février 1945. A.D. Ain. 180W898.
[9] Rapport du préfet pour la période du 15 avril au 15 mai 1945. A.D. Ain. 180W898.
[10] Rapport mensuel du 15 juillet 1945. A.D. Ain. 180W898.
[11] A.D. Ain. 719W106 à 111.
[12] La République Nouvelle du 28 mars 1945.
[13] A.D. Ain. Fiches du dossier 719W106.
[14] A.D. Ain. 180W163.









